L’irrigation

L’irrigation est un défi majeur à relever chez le viticulteur s’il veut maintenir une qualité irréprochable. Ce défi, nous le relevons depuis plusieurs années déjà. Terminé les aspersions durant des heures. Elles comportent trop d’inconvénients : 60% d’évaporation directe, elles mouillent le végétal et peuvent ainsi provoquer des maladies cryptogamiques. De plus, ce système n’est plus du tout écologique car l’eau est gaspillée inutilement. Pionnier en la matière, nous avons installé, petit à petit, sur tous nos vignobles un système de goutte-à-goutte. Ces tuyaux sont installés à quelques centimètres au-dessus du sol et ils n’arrosent que le cep, les feuilles et les raisins ne sont pas touchés. Le végétal est ainsi mieux préservé des attaques infectieuses.

Le régime hydrique de la vigne joue un rôle capital. S’il est bien équilibré, la plante aura suffisamment d’eau pour assurer sa croissance. Un léger stress hydrique est bénéfique pour la plante ; ainsi ses racines devront faire l’effort d’aller puiser profondément les ressources dont elle a besoin. La gestion de l’irrigation par goutte-à-goutte dépend beaucoup de l’état du sol à la sortie de l’hiver. Durant la dernière saison hivernale, il a beaucoup neigé et les sols étaient gorgés d’eau. Le printemps s’est averé très pluvieux, ce qui a augmenté la capacité en eau du terrain. Mais il n’en ne va pas de même chaque année. Le Valais reçoit environ 500 ml de précipitations annuelles. Lorsque l’hiver et le printemps ont été trop secs, nous devons agir immédiatement avant la forte période de végétation qui demande une énergie considérable à la vigne.