Les gardiens du temple des chiffres

(Mégane, Mélanie, Marielle, Marielle, Florian)

Un silence religieux règne au sein du département comptable où le chiffre est roi. On y pénètre avec un sentiment de respect face à la grandeur de la charge dévolue aux membres de ce service d’importance primordiale pour la bonne santé financière de l’entreprise. La retenue est donc de mise sans pour autant verser dans une attitude austère. L’époque où le comptable était perçu comme quelqu’un d’ennuyeux et de terne est révolue. L’équipe en charge de la bonne marche monétaire est jeune, en majorité féminine, et parfaitement à l’aise avec les outils informatiques. Chacun possède deux écrans d’ordinateurs symbolisant la tenue du Grand Livre. Tout le monde déploie chaque mois des trésors d’intelligence pour boucler, dans les temps, des comptes permettant l’analyse financière de l’exploitation. Face à la complexité de la trésorerie d’une société moderne, la matière aride des chiffres réclame une science des nombres exacte et une compréhension cohérente de la marche de la maison. Une prudence de sioux face aux dépenses caractérise aussi le comptable raisonnable et précis.
Dès lors quel est le lien entre ce service et celui de la vinification ?
Au premier abord il peut sembler étrange de les mettre en parallèle. Pourtant les acteurs des deux branches de l’entreprise possèdent un certain nombre de qualités en commun dont la plus fréquente est sans doute le caractère méticuleux et ordonné de la tâche. La comptabilité à l’instar de la vinification ne souffre aucune approximation ; la rigueur et l’exactitude sont les maîtres-mots. Dans les deux cas, une mauvaise gestion des données comptables ou œnologiques provoquerait immanquablement des pertes pouvant mettre en péril la santé de la firme.
Pour affronter cette pression, rien de tel que de se détendre autour d’un bon verre de Fendant à l’issue d’une journée la tête plongée dans les chiffres !